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« LA BRIGADE DES INVENTIFS® »

10 inventions extraites du livres jeunesse

TRANSTECH Aquitaine présente l’ouvrage jeunesse « La Brigade des Inventifs® ». Sous la forme de contes, le livre raconte 10 histoires d’inventions de manière ludique, dans des univers oniriques, peuplés de fées, de dinosaures et de pirates. Il montre que l’invention est accessible à tous, et que mêmes les enfants peuvent inventer. Age 7 – 9 ans – 62 pages. Auteurs : S. Boschat – J. Baraké – S. Ménétrier – E. Tourriol – F. Vigneau. Disponible sur la boutique des Inventifs®.

Le barbecue de Raymond Garcia

La Brigade des Inventifs® évoque, avec Raymond Garcia, une innovation qui sent bon la viande grillée, et parle avec l’accent chantant des déjeuners d’été !

« C’est toujours un moment convivial que de faire un petit barbecue. Convivial ? Oui, mais pas pour tous ! Car pour le « grilladier chef », c’est toujours plus compliqué ! Il lui faut attiser la braise, qui est tantôt trop chaude, tantôt trop froide… Et les merguez arrivent mi-craméesmi-crues ! »

Barbecue à chaleur verticale

Raymond Garcia s’est demandé comment obtenir une cuisson parfaite.

Et a trouvé une réponse, son barbecue est à retournement vertical ! C’est en pensant à un tourne broche, que l’inventeur a eu cette idée. Son système est similaire, où la grille du barbecue va être installée en position verticale, près des braises. Ainsi, les graisses ne tombent pas dans le foyer, et le système permet une cuisson uniforme des aliments. Une bonne idée, qu’il destinait à son usage personnel, jusqu’à ce qu’il se décide à la commercialiser.

Et il a eu bien raison ! Plébiscitée par la télévision, son invention lui a valu le prix de l’Inventeur de l’année, en 2007. Une reconnaissance méritée, pour ce méridional truculent, immédiatement reconnaissable à son béret rouge. Une récompense qui honore également le caractère sain de son invention. Là où la cuisson sur un barbecue normal peut être cancérigène, son barbecue à retournement vertical permet une cuisson plus saine, et un dégraissage naturel des aliments. Question sécurité, une poignée permet le retournement vertical de la grille avec une manipulation sans risque de brûlure car elle évite le contact direct avec les parties métalliques chaudes. Ingénieux, non ?

Avec cette invention, c’est une fois de plus l’observation qui est mise en avant, par « La Brigade des Inventifs® ». Au départ, il existe un produit qui fonctionne, mais pas assez bien. Et avec un peu de réflexion et de logique, un inventeur propose une solution innovante, qui change la façon de cuisiner !

Louis Daguerre et la photographie

Vous souvenez-vous de vos photos de classe ? Ces photos de groupe qui n’en finissaient pas, parce qu’Octave fermait les yeux, ou qu’Ophélie n’avait pas souri… Les interminables séances de pose… Cet instantané, que vos parents gardaient précieusement. C’était long, hein ? Et pourtant, c’était bien pire avant !

Alexandre Dumas, par Alexis-Louis-Charles Gouin

Revenons à la préhistoire de la photographie !

Imaginez-vous rester statique, pendant 20 à 30 minutes ? C’était déjà pénible pour les modèles des peintres ; ça l’était tout autant, lorsque la photographie fut inventée. Si Joseph Nicéphore Niépce en est le père, Louis Daguerre l’a popularisée avec son invention : le daguerréotype, à partir de 1839.

Alors que le procédé de Niépce requerrait plusieurs jours de pose, celui de Daguerre réduisait considérablement le calvaire. Certes, 20 minutes, cela représente beaucoup de temps à notre époque. Mais au XIXe siècle l’invention a été une avancée majeure. Par un procédé chimique que nous ne vous détaillerons pas – la page Wilkipedia est assez complète – l’invention de Daguerre s’est popularisée. Les grandes figures de l’époque ont été immortalisées par cette invention, comme Alexandre Dumas.

À partir de 1854, l’arrivée de l’ambrotype et du ferrotype, avec leur temps de pose plus court, ont rendu l’appareil de Daguerre désuet. Depuis, la photographie s’est constamment améliorée, jusqu’à la seconde révolution : celle du numérique.

Mais les daguerréotypes gardent un caractère presque mystique. Avec leurs contours évanescents, ils sont le témoignage visuel d’un autre temps.

Le système de fixation d’échelle de Michel Gautier

Les chutes d’échelles représentent la première cause d’accident chez les artisans, et sont responsables de nombreux accidents domestiques. Jusqu’à ce que Michel Gautier arrive avec son système. Très simple, il s’adapte à toutes les échelles. Il permet de les bloquer à la base de la toiture, sans qu’elles ne s’appuient sur la gouttière. C’est une vraie révolution en matière de sécurité !

Fixation de sécurité pour échelle

Vous êtes-vous déjà dit, en imaginant un objet, que ce dernier avait bien dû être déjà inventé par quelqu’un d’autre ?

Ce fut le cas de Michel Gautier, lorsqu’il est venu présenter son invention à Transtech, il y a 10 ans : un stabilisateur d’échelle. Et… surprise, il n’existait pas encore ! C’est par l’observation que Michel Gautier est devenu inventeur. Travaillant dans le bâtiment depuis ses 14 ans, il a imaginé des outils lui permettant de travailler rapidement, sans efforts, et en toute sécurité.

Et avec son invention, toute simple, il assure la sécurité de milliers de personnes qui montent à l’échelle pour leur travail. Pour qu’une échelle ne porte plus malheur, il fallait y penser !

Il n’est pas sûr, cependant, que dans la réalité, faire monter un éléphant à une échelle soit très conseillé…

La canne à frelons de Jean Acevedo

« Si l’abeille disparaissait, l’humanité n’en aurait que pour quatre ans à vivre » Sentence apocalyptique, que l’on prête à Einstein. Une erreur commune, sans fondement. Le physicien ne l’a jamais prononcée ! Mais cette phrase sensibilise. 80 % des plantes sont pollinisés par les animaux, et notamment par les abeilles.

Canne télescopique anti-frelons

Depuis 2004 en Europe, les abeilles font face à une terrible menace.

Elles sont attaquées par le vespa velutina. Ou de son petit nom, le frelon asiatique. À peine 3 cm de long, et pourtant… Cet insecte est un véritable fléau pour les abeilles, qui avance de 100 km par an, sur le territoire français ! Face à la menace que représentent ces frelons pour la biodiversité, un inventeur a trouvé la parade.

Dirigeant d’une entreprise d’entretien des espaces verts, Jean Acevedo a imaginé une canne de destruction de nid de frelons. Son système télescopique permet d’atteindre un nid, et de le percer, pour injecter un produit qui le détruira. Pas besoin d’échelle, car sa canne monte jusqu’à 18 mètres de haut !

Avec la canne de destruction de nid de frelons, « La Brigade des Inventifs® » se penche sur une invention terrible, mais nécessaire ! Cependant, Jean Acevedo a souhaité que son invention soit la moins nuisible possible pour l’écosystème. Pour ce fervent défenseur de l’écologie, il faut que les solutions qu’il propose limitent au maximum le recours à des produits chimiques.

Le fauteuil adaptable de Patrick Muller

Inventer, ce n’est pas toujours un acte solitaire. C’est souvent le résultat d’un travail collectif. Patrick Muller enseigne l’innovation, au Centre de Recherche d’Études et de Développement (CRED) de Gradignan. C’est avec une de ses classes de Licence Pro qu’il a imaginé un fauteuil adaptable, pour les athlètes handicapés.

Fauteuil roulant adaptable

La solution est venue du travail de Patrick et de ses élèves

Ce projet faisait suite à la demande d’un club sportif. Les fauteuils handisports sont réalisés sur mesure. Adaptés à un seul athlète, ils coûtent cher, pour un usage individuel. La solution est venue du travail de Patrick Muller et de ses élèves. Leur fauteuil, muni d’un système coulissant, permet de régler l’assise, en hauteur et en largeur. Ainsi conçu, il s’adapte à différents types de handicaps, et est utilisable par plusieurs personnes.

Souffrant d’un manque de moyen, le handisport en France n’est pas facilement accessible. Avec ce fauteuil, ce sont de nouvelles possibilités qui s’ouvrent ! L’innovation du CRED est une solution qui réduit les coûts de pratique. Et c’est en réfléchissant à plusieurs que cette invention a pu voir vu le jour.

Comme notre Brigade des Inventifs®, Patrick Muller et son équipe se sont concertés. Ils ont étudié les systèmes existants, réfléchi, et de cette analyse, ils ont tiré des conclusions.

Le résultat ? Une innovation qui favorise la pratique du sport pour tous !

L’histoire de la cafetière, de Jean-Baptiste Belloy

L’expression « jus de chaussette » aurait tout du mythe. Cependant, il ne s’agit pas d’une faribole. C’était même la technique qu’employaient les soldats français en 1870, pour faire passer leur café, après que celui-ci ait été écrasé à la crosse du fusil dans une écuelle, et macéré dans de l’eau ! Pas sûr que Georges Clooney eut apprécié cette méthode peu ragoutante.

Et pourtant, un autre moyen existait déjà, celui que nous allons vous présenter.

Histoire de l'invention de la cafetière

La cafetière existait déjà depuis 1800

Elle avait contribué à populariser le breuvage. Grâce à un ecclésiastique nonagénaire ! On peut être Archevêque de Paris, Cardinal-prêtre de Saint-Jean à Porta Latina, et être avant tout connu pour une révolution dans le monde de l’invention. C’est le destin de Jean-Baptiste de Belloy. Car celui-ci était un grand amateur de café, et ne se satisfaisait pas de l’insipide breuvage, qui en était tiré de son temps. Le café était alors infusé… Oui : comme le thé ! C’est pour y remédier qu’en 1800, à 91 ans, il imagina le premier système de percolateur, et la première cafetière, baptisée en son honneur, dubelloire, ou débelloire.
Une vraie révolution technique qui aura traversé les siècles. Son système sera optimisé, amélioré, pour arriver aux percolateurs modernes, mais la base vient des réflexions de l’honorable ecclésiastique. Bien sûr, cette belle histoire, relève pour partie de la légende, puisqu’on ne peut attester avec certitude que Jean-Baptiste de Belloy soit le réel inventeur de la machine. On prête parfois la paternité de cette invention à son neveu, à un chimiste, ou un ferblantier rouennais. Mais l’essentiel n’est pas là.

Car l’impact qu’a eu cette invention dans le temps est notable.

Consommé avec une méthode mettant plus en valeur son caractère, le café s’est popularisé, jusqu’à devenir la boisson incontournable de nos sociétés… Bon, bien sûr, si l’on se réfère aux légendes urbaines, certains pays ont encore des progrès à faire pour totalement mettre au rencart le jus de chaussette !

Mais dans sa visite du monde des inventions, « La Brigade des Inventifs® » se devait de revisiter un mythe de l’invention moderne !

La cuisine remorque de Gilles Narbeburu

Tout le monde peut inventer, et la cuisine est un formidable outil d’expression pour la créativité. Après la fourchette qui permet de réguler la consommation, avant le repas dominical, nous avions envie de vous présenter une invention pour les épicuriens. Dans l’histoire de « La Brigade des Inventifs® » qui s’y rapporte, un cuisinier doit réaliser un festin pour conquérir sa dulcinée, et c’est l’invention que nous vous présentons ici qui va l’y aider.

Cuisine remorque, invention de Gilles

Cuisiner partout : oui mais !

Des « marchands de bonheur et de plaisir », c’est ainsi que ce cuisinier passionné, élevé à la marmite par Michel Guérard et Alain Ducasse, parle de son métier. Traiteur à domicile, il a découvert les limites de son art, quand il s’est retrouvé à organiser des banquets dans des lieux certes somptueux, mais sans installations adaptées à la pratique de la cuisine.

Cuisiner n’ importe où, c’est possible. Et pas n’importe quoi, car il ne s’agit pas ici d’un pique-nique ! Grâce à son expérience de cuisinier, Gilles Narbeburu a imaginé comment concocter des plats raffinés, dans toutes les conditions. Alors il a décidé d’innover, et d’apporter une solution technique ; une cuisine remorque. Il ne s’agit pas d’une simple baraque à frite, mais d’une véritable cuisine mobile qui se déplace n’importe où, avec toutes les batteries de cuisines indispensables à la cuisine de qualité. Œuf de caille poché et sa confiture d’oignon à la grenadine, pithiviers de pintade à la duxelles de cèpes et foie gras, tels sont des exemples des mets qu’il peut proposer. De quoi saliver ! Et avec sa cuisine remorque, c’est dans votre jardin qu’il peut s’installer !

Ce n’est pas une révolution technologique, mais Gilles Narbeburu a imaginé une innovation qui permet de cuisiner partout. Et une telle avancée fonctionnelle, c’est aussi ça, être inventif !

Le pesage dynamique de Jean-Pierre Fortin

Une invention c’est souvent apporter une solution nouvelle à un problème technique. Et c’est cet objectif qu’a poursuivi l’inventeur que nous allons vous présenter aujourd’hui. Dans la réalité, son invention ne se rapporte pas à des dinosaures, mais à des véhicules tout aussi encombrants !

Pesage au défilé

Comment peser un poids lourd ?

Les solutions techniques généralement proposées sont peu pratiques. Elles demandent l’immobilisation totale du véhicule, et la pose d’une balance appelée peson sous chacune des roues du véhicule. Une solution peu commode, longue, et contraignante à mettre en application. Alors que le fret est une composante indispensable de la société, peser les véhicules chargés de l’acheminer reste un défi. C’est à ce problème que Jean-Pierre Fortin a souhaité répondre, avec son système de pesage dynamique. L’idée lui est venue en voyant les systèmes existants, et la difficulté à les utiliser.

Son système de pesage dit « au défilé » permet, par le biais d’une poutre de mesure au sol, de peser des véhicules en mouvement. Une solution technique innovante, permettant un gain de temps substantiel, qui a convaincu le CNRS, d’en être le partenaire. Ce système peut aussi s’adapter à d’autres véhicules. De plus cet ancien ingénieur de la SNCF a prévu la possibilité que son invention puisse également servir à peser des trains !

Une solution à un problème

L’invention, souvent vue comme un « gadget », se voit, avec Jean-Pierre Fortin, présentée comme innovante. Le pesage dynamique est de ces inventions utiles, qui cassent l’image d’Épinal, trop souvent accolée au monde de l’invention. Son créateur n’est pas un Géo Trouvetou, mais quelqu’un qui, par l’observation, a voulu offrir une solution technique à un problème. Et cela méritait bien une place de choix, et une histoire, au sein de la « Brigade des Inventifs® » !

La fouchette connectée de Jacques Lépine

L’invention que nous allons vous présenter s’adresse aux papilles ! Illustrée avec une fée, il s’agit de la fourchette connectée !

Fourchette connectée

L’invention, c’est aussi une affaire de famille !

Son nom est connu dans le monde de l’invention, comment ne le serait-il pas ? Jacques Lépine est le descendant du préfet qui a créé le concours éponyme en 1901. L’invention, c’est aussi une affaire de famille ! Et chez lui, c’est une vocation : titulaire d’un MBA, il est ingénieur des Ponts et Chaussées. Il remporte d’ailleurs le concours Lépine à 26 ans, après avoir inventé un clou modulaire centromédullaire, qui sert de prothèse tibia et fémur. Il a continué d’exploiter son esprit créatif. Son invention la plus fameuse a déjà fait parler d’elle. Il s’agit de la fourchette connectée. Une invention qui lui est venue après un passage aux urgences, qu’il pensait être pour un accident cardiaque, alors qu’il s’agissait d’un reflux gastrique !

Nous mangeons trop vite !

Sa conclusion est évidente, nous mangeons trop vite. Et comment ralentir notre voracité ? En faisant vibrer nos fourchettes ! Le système est assez simple, la fourchette vibre lorsque les bouchées sont trop rapprochées. Des vibrations légères, rassurez-vous ! Mais qui permettent de réguler son rythme d’ingurgitation. L’objet, qui est muni d’un port USB, vous permet d’établir des statistiques détaillées sur vos repas, s’inscrivant dans la droite ligne de la tendance du « tout connecté ».

Un réel succès, qui a déjà conquis les États-Unis. Sa fourchette a fait le buzz, lors du Consumer Electric Show de Las Vegas en 2013. Et ce n’est pas fini, puisqu’après la fourchette, Jacques Lépine prépare un biberon connecté, le Baby GIGL (ça se prononce « Baby gleugleu », si, si !). Avec toujours une invention d’avance, cet inventeur révolutionne les objets connectés, et améliore la santé des gens.

Le gazon en rouleau, invention de Michel Chamoulaud

Un petit pont de Lionel Messi, une frappe « zlatanesque », ou un cadrage débordement de Luke McAlister ont tous un point commun : c’est sur l’invention de Michel Chamoulaud qu’ils se déroulent !

Gazon roulé

Le gazon en rouleaux : un succès planétaire

Son invention, elle est connue de tous, et a eu un succès planétaire, puisqu’elle équipe les plus grands stades du monde. Du Camp Nou au Parc des Princes, toutes ces pelouses utilisent le gazon en rouleaux, l’invention de Michel Chamoulaud. Une invention, aux retombées aussi importantes, trouve sa source… dans les Landes ! En 1974, c’est en se demandant comment traiter les résidus d’écorce de pin – une matière abondante dans cette région – que cet arboriculteur passionné d’invention a l’idée de les utiliser pour faire pousser du gazon. Posé sur bandes plastiques, le gazon s’enroule et se déroule comme une moquette. Clubs de football, de rugby, parcours de golf, tous font appel aujourd’hui à cette invention pour leur gazon.

« Chaque personne est douée pour quelque chose »

Le brevet est depuis tombé dans le domaine public. Michel Chamoulaud a continué son activité inventive, et élargi son concept, en créant des tapis de fleur, et un système de jardin vertical. Aujourd’hui à la retraite, il continue à suivre la vie de ses nombreuses inventions.

Une passion pour l’invention, l’envie de trouver une utilisation à des résidus de bois pour cet amoureux de la terre, et surtout la volonté de résoudre un défi technique ont été les moteurs de sa créativité : « Chaque personne est douée pour quelque chose. Moi c’était pour apporter des solutions techniques répondant à des besoins. » (Michel Chamoulaud)

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